The busses attracted attention at every stop.
Les bus ont attiré l’attention à chaque arrêt

Les inscriptions sur les bus n’auraient pas pu être plus différentes pendant leur périple de trois semaines. Et pourtant, ces bus avaient quelque chose en commun : tous deux parcouraient l’Allemagne afin de crier haut et fort leurs convictions. L’un, un autobus rouge à deux étages, faisait passer le message : « Il n’y a pas de Dieu. » L’autre, un car touristique blanc, portait l’inscription : « Et quand il y a un Dieu …‘Gottkennen.de’ (Rencontrer Dieu).

Pendant le périple « Faire la connaissance de Dieu », nous avons atteint nos trois objectifs principaux, explique le responsable du projet, Dr. Andreas Bartels. « Premièrement, nous avons fait une promotion efficace notre site internet www.Gottkennen.de (Rencontrer Dieu) – il n’était pas inhabituel d’avoir plus de 1 000 visites par jour. Deuxièmement, dans les villes où nous nous sommes arrêtés, nous avons eu de bonnes discussions avec les passants sur la foi chrétienne.  Et troisièmement, nous avons pu encourager les croyants locaux à agir en dehors des murs de leur église et à amener les conversations sur le sujet de  Dieu.

Church groups rallied around the 'Gottkennen' bus.Les membres des églises se sont ralliés au bus ‘Gottkennen’

Andreas Bartels a été enthousiasmé par la grande créativité dont ont les volontaires locaux ont fait preuve; « A Chemnitz, par exemple, un programme impressionnant comprenant des jeux, des danses et un grand culte en plein air a été organisé. »

Dès le début, nous nous sommes efforcés d’établir les meilleures relations possibles avec l’équipe de la campagne du bus athée. « Avant d’entrer en contact avec le public, nous avons pris contact avec eux afin de clarifier nos intentions, » explique Ingmar Bartsch, porte-parole du périple de ‘Gottkennen’. Notre but principal était d’établir avec eux un dialogue honnête tout en restant leurs détracteurs. Nos convictions étaient complètement opposées : « Nous croyons en Dieu et affirmons qu’il est possible de le connaître personnellement. L’équipe de la campagne du bus athée ne croit pas en l’existence de Dieu. Andreas Bartels est convaincu qu’il est important, si l’on peut dire, ‘de nous mettre d’accord sur notre désaccord’ sur ce point- là. Cette approche a payé pendant les trois semaines de la campagne.

Stimulating conversations occured throughout the three week tour.

Des conversations stimulantes ont eu lieu tout le long du périple de trois semaines

La réaction des visiteurs était très positive; « Je suis tellement reconnaissant qu’ici en Allemagne, les différentes opinions puissent s’exprimer librement ! Nous ne sommes pas contre qu’un bus d’athées traverse l’Allemagne », déclare un chrétien de Karlsruhe. Pour la même raison, ils sont aussi très contents que le bus ‘Gottkennen’ se soit arrêté à Karlsruhe. « Grâce à nos nombreuses conversations, nous nous sommes rendu compte à quel point les questions sur le sens de la vie et sur Dieu préoccupent plus que jamais un grand nombre de gens » dit Andreas Bartels. Nous pouvons être reconnaissants de ce que cette campagne a ramené sur la place publique les questions au sujet de à Dieu.  » Nous pouvons apporter des réponses d’un point de vue chrétien, » dit Andreas Bartels.

Le bus ‘Gottkennen’ a suivi la campagne du bus athée dès son début le 30 mai, bien qu’il ne se soit pas trouvé toujours au même endroit. Nous avons aussi visité d’autres villes telles que Osnabrück et Gießen. Campus für Christus, l’équivalent d’Agapé France en Allemagne, qui est basé à Gießen, a sponsorisé le périple du bus ‘Gottkennen’. Le directeur Clemens Schweiger est convaincu que cela valait de la peine de lancer le tour ‘Gottkennen’; « Cela nous a permis, à nous chrétiens, de montrer que nous avons fait une vraie expérience avec Dieu. » Campus für Christus fonctionne grâce à des dons, tout comme ce fut le cas du périple du bus ‘Gottkennen’.

Conversations we not limited to stops in the cities.

Les conversations ne se sont pas limitées aux arrêts dans les villes

Lors de la Coalition pour l’Evangélisation du 8 juillet, le Président du Conseil Régional de l’Eglise Evangélique d’Allemagne, l’Evêque Dr. Huber, a affirmé : « C’était bien que Campus für Christus ait contrebalancé la campagne du bus athée. »

A Düsseldorf,  le bus athée est arrivé au beau milieu d’une campagne d’évangélisation initiée par l’Eglise Catholique.  Le Père Manuel Merten du Monastère Dominican de Düsseldorf était si enthousiaste au sujet  du  bus ‘Gottkennen’ qu’il lui a spontanément offert de se garer juste devant le monastère, pas très loin du bus à deux étages de la campagne athée.

Pour visualiser les images par ville, visitez :
http://www.tour.gottkennen.de/gallery/main.php


During a visit to the Catacombs, the Next Generation team took time out to pose for a picture.

Pendant la visite des catacombes, l’équipe a pris le temps de poser pour une photo.

La dernière session de formation pour jeunes leaders qui s’est déroulée à Rome le mois dernier a lancé à ceux-ci le défi de réfléchir à la façon d’annoncer l’évangile dans une société qui change continuellement, tout en restant  fidèles à l’ « ADN » d’Agapé Europe.

La société change à une vitesse vertigineuse. De nouveaux moyens de communication semblent surgir en une nuit et la génération « postmoderne » porte sur la vie un regard différent. Les outils d’évangélisation et les stratégies qui ont donné de bons résultats il y a une dizaine ou une vingtaine d’années sont devenus beaucoup moins efficaces. Si nous, Agapé Europe, voulons que notre annonce de l’évangile ait un impact dans le futur, nous avons besoin d’équipiers qui sachent « discerner les temps » comme l’ont fait les fils d’Issacar dans 1 Chronique 12 :32 – de leaders capables de s’adapter aux nouvelles réalités tout en restant fidèles à leur appel.

C’est précisément ce but que ce cycle de formation pour jeunes leaders espère atteindre.

Small groups gave plenty of opportunity to learn from each other and discuss how to apply the material.

Dans les petits groupes, les participants ont eu de nombreuses occasions d’apprendre les uns des autres et de discuter de la façon d’appliquer le matériel.

« Aucun de nous ne sait ce que sera le futur » fait remarquer Felix Ortiz, un membre de l’équipe de conception « mais nous savons qu’il sera différent. Les compétences nécessaires au ministère dont nous aurons besoin seront différentes de celles que nous connaissons. Notre but est donc de préparer au mieux les équipiers pour qu’ils aient un ministère efficace dans le futur. »

« Travailler comme nous l’avons toujours fait ne nous conduira pas où nous voulons aller » reconnaît Paul Duncan, lui aussi membre de l’équipe de conception. « Nous avons besoin d’une génération de leaders qui réfléchissent profondément à la vie, qui ont la bonne habitude de réfléchir à ce qui se passe. »

Dans le but de préparer de tels leaders, Félix, Paul et les autres membres de l’équipe de conception ont inclus plusieurs éléments dans la formation. La première session qui s’est tenue en Ethiopie l’an dernier a mis l’accent sur la collaboration avec les églises. La session qui a eu lieu le mois dernier à Rome s’est concentrée sur des mouvements sains.

Des mouvements sains

Alan Hirsch of Australia encouraged participants to think in new ways about what it means to do evangelism in a post-modern environment.

Alan Hirsch d’Australie a encouragé les participants à penser différemment sur ce que signifie faire de l’évangélisation dans un contexte postmoderne.

Pendant la première partie de la semaine, Alan Hirsch, un leader du mouvement des églises émergentes a soulevé des questions qui suscitent la réflexion sur la nature des mouvements et de l’évangélisation. Pendant la deuxième partie de la semaine, l’accent a été mis sur des équipes qui apprennent, sur l’importance de l’évaluation du travail de chacun et sur l’adaptation au changement.

« La semaine à Rome a été mentalement difficile et intellectuellement pleine de défis » dit Kevin Wood (Athlètes en Action Allemagne). Les responsables ont lancé de nouvelles idées et nous ont amenés à réfléchir à la façon dont nous faisons les choses. » Certaines de ces idées nouvelles ont aidé Daniel Stähli (du ministère universitaire suisse) à voir où la structure actuelle favorise le développement d’un mouvement et où elle le freine. « Elles m’ont donné une vue plus large sur la façon dont les défis du futur peuvent être abordés » dit-il.

“Failure is not an option,” says Paul Duncan (centre), who helped design the Next Generation program. “We are leaving no stone unturned in our effort to be fruitful.”

« L’échec n’est pas une option » dit Paul Duncan (au centre) qui a participé à la conception ce programme de formation. « On ne laisse aucune piste inexploitée dans nos efforts pour porter du fruit ».

L’équipe de conception voulait une expérience multi-facettes où les participants ne se contenteraient pas d’écouter des messages. Ils ont aussi discuté des cas comme ceux de la Grèce et de l’Italie et examiné des mouvements aussi différents que la communauté catholique de San Egiddio et le ministère universitaire embryonnaire d’Agapé à Rome. L’interaction a contribué à élargir les vues de chacun.

« Maintenant, je pense que mon ministère est vraiment adapté à tous les publics en Europe » dit Nacho Marques (ministère universitaire espagnol). « Cela nous donne un nouveau sentiment de force. Par exemple, quand j’ai entendu parler du problème que rencontrait le ministère universitaire à Rome, j’ai vu que nous pourrions aussi avoir des problèmes similaires à Valence. Maintenant, j’ai des outils qui m’aident à éviter un tel problème. »

L’équipe de conception est convaincue qu’aucun leader – aussi doué et expérimenté soit-il -  n’a toute la sagesse nécessaire pour diriger lorsque les temps sont complexes. Elle souhaite que les leaders travaillent en équipe et soient prêts à essayer de nouvelles choses. « Nous voulons lancer des défis aux gens en leur posant des questions auxquelles personne n’a de réponse » dit Paul. « Nous voulons une génération de leaders prêts à prendre des risques, à se tromper et à continuer à essayer jusqu’à ce qu’ils trouvent la solution. »

L’ADN  d’Agapé Europe

Ces solutions doivent d’une certaine manière intégrer l’ « ADN » d’Agapé Europe. « Nous avons un ADN puissant » dit Félix, « qui a toujours la force et la puissance de bâtir des mouvements. Et c’est ‘Gagner – Former – Envoyer’ basé sur 2 Timothée 2 :2 ».

One day the team went out to experience the Rome university ministry and meet students. Brian Evans, a participant who also serves on the Rome team, met a group of guys at La Sapienza University and talked about the gospel.

Un jour, l’équipe a fait une sortie pour voir le ministère universitaire de Rome et pour rencontrer des étudiants. Brian Evans, un participant qui, lui, exerce son ministère dans l’équipe de Rome, a rencontré un groupe de gars de l’université « La Sapienza » et a parlé de l’évangile.

Le but principal de cette session de formation est d’aider les participants à débattre sur la façon d’appliquer les principes essentiels d’Agapé Europe dans un monde en changement constant. Ca n’a rien à voir avec les méthodes utilisées, que ce soit le « Connaître Dieu personnellement », le film « Jésus » ou autre. La pensé de chaque équipier doit être imprégnée de l’ADN d’Agapé Europe. Si c’est le cas, il sera tout-à-fait naturel de développer de nouvelles stratégies qui pourront à la fois atteindre la nouvelle génération en plein changement  et être en harmonie avec ce que Dieu nous appelle à être.

« La Bible est valable à 100 % » dit Nacho. Notre message, c’est d’annoncer le Christ. Mais nous devons explorer de nouveaux moyens d’annoncer au monde le message de l’évangile. Et puisque nos collègues de toute l’Europe partagent les mêmes pensées, je crois que Dieu est en train de nous préparer pour une nouvelle saison. »


Dan Trepod

Dan Trepod

Peu d’étudiants à Berlin ont eu l’occasion de rencontrer quelqu’un qui aime et qui suit Jésus. Encore moins ont des amis chrétiens. C’est pourquoi cette année, à Berlin, 13 stagiaires cherchent à faire de l’évangélisation dynamique mais relationnelle au moment du repas de midi dans les cafétérias.

« Nous essayons de partager l’évangile dès la première conversation » dit Dan Trepod, directeur du ministère universitaire à Berlin. « A la fin, si ça a bien marché, nous disons : ‘Nous avons eu une bonne conversation. Est-ce que vous aimeriez que nous nous rencontrions à nouveau ?’ et nous restons en contact avec eux aussi longtemps qu’ils le désirent. »

Au fil du temps, certains sont de plus en plus intéressés et il arrive que quelques-uns confient leur vie à Jésus. D’autres perdent de l’intérêt et cessent de venir à nos réunions. Actuellement, les membres de l’équipe sont en contact avec plus d’une centaine d’étudiants dont la plupart ne sont pas chrétiens. Nous faisons régulièrement des études bibliques à l’Université Libre et à l’Université Humboldt – où Einstein a travaillé autrefois et où Marx et Engels ont fait leurs études.

« L’an dernier, deux étudiants se sont convertis grâce à notre ministère » dit Dan. « Cette année, nous espérons en voir encore plus devenir chrétiens. Notre but est de terminer l’année avec un groupe qui soit vraiment engagé vis-à-vis de Campus pour Christ et qui ne cherche pas seulement une relation amicale avec nous. »


Kevin Wood

Kevin Wood

« Nous nous sommes installés à Berlin pour être au cœur de l’action » dit Kevin Wood, Néozélandais, qui exerce son ministère parmi les athlètes professionnels à Berlin. « Berlin a 81 équipes de première division et 80 de deuxième division. Tous les sports auxquels vous pouvez penser se pratiquent ici. Et si vous voulez travailler avec des athlètes professionnels, c’est à Berlin qu’il faut être. »

Kevin et son épouse Lisa ont déménagé à Berlin en mars 2007. Au cours de leur première année, ils ont consacré leur temps à nouer des relations et à essayer de rencontrer des athlètes chrétiens. Il s’est avéré qu’il y avait très peu d’événements d’évangélisation en rapport avec le sport , bien que les athlètes soient des personnes influentes dans la société.

Finalement, Kevin et Lisa ont rencontré quelques athlètes chrétiens qui se réunissaient pour faire des études bibliques. Ceux-ci ont invité Kevin  a y participer et petit à petit, il commence à exercer un ministère parmi eux. « Tout est basé sur les relations » dit Kevin. « Vous développez des relations, et puis un gars en parle à un autre. » Vous pouvez faire confiance à Kevin. « C’est comme cela qu’on pose des bases solides. »

Athlètes en action Berlin œuvre à plusieurs niveaux. Kevin ne se contente pas de travailler parmi les athlètes professionnels ; il essaie aussi de rencontrer des gens dans la ville qui s’intéressent au sport et il leur transmet la vision d’atteindre les athlètes. Dans les églises, il enseigne comment faire de l’évangélisation en milieu sportif et comment employer au mieux les athlètes dans l’église.

Kevin organise aussi des actions d’évangélisation comme des camps d’été et des voyages à l’étranger. Cet été, un groupe de footballeurs – dont certains sont chrétiens et d’autres pas – ira en Arménie pour jouer contre des équipes locales et aussi pour distribuer de la nourriture et des vêtements aux pauvres.

Cette année, trois stagiaires se sont joints à l’équipe d’AIA. Ils jouent dans des clubs de basket où ils rayonnent de la lumière de Jésus au milieu de leurs coéquipiers. A l’automne dernier, ils ont fait une réunion d’évangélisation sur le thème de Thanksgiving et 19 personnes d’un même club y ont assisté. Une demi-douzaine d’entre eux souhaitent en apprendre plus sur le Seigneur.


Barbara Rohnert-Noll and Antje Schliebitz

L’équipière associée Antje Schliebitz a longtemps exercé un ministère auprès des diplomates pendant son temps libre, appelé le Forum international. Une équipière, Barbara Rohnert-Noll, qui, il n’y a pas si longtemps, travaillait à la formation  avec Campus pour Christ Allemagne l’a rejointe. Très récemment, toutes deux ont organisé un séminaire interculturel dans le foyer de l’ambassadeur de la Jamaïque en Allemagne.

Antje et Barbara cherchent à construire des relations avec des diplomates. « Je cherche principalement à rencontrer les gens à l’heure du déjeuner » dit Barbara. Beaucoup de ces gens sont ici seulement pour un an ou deux  et ils se sentent très seuls. Ils ont besoin de quelqu’un avec qui partager, et la prière est importante pour eux.

« Tout le monde attend quelque chose d’eux » ajoute Antje. «  Quand nous venons vers eux sans rien leur demander, pour eux, c’est rafraîchissant, et ils peuvent se détendre. »

Le Forum international parraine aussi des repas spéciaux d’évangélisation. Récemment, il a commencé un partenariat avec Gesprach Forum, le groupe d’un homme d’affaires chrétien allemand, de façon à avoir un rayonnement plus large, plus de soutien logistique et de main d’œuvre pour organiser des événements. A l’une de ces récentes manifestations en commun, le Forum International s’était arrangé pour qu’un ambassadeur fasse un exposé qui a été retransmis par une radio locale.

Comment faire exactement pour atteindre une cité qui compte plus de quatre millions d’habitants ? Et particulièrement une cité aussi apathique que Berlin ? Aucun groupe ne peut le faire seul. Le seul espoir, c’est que les chrétiens travaillent ensemble.

Une organisation nommée Ensemble pour Berlin appelle les chrétiens à faire la différence à Berlin. Elle consiste en un partenariat entre les églises indépendantes, les églises d’état et les organisations para-ecclésiastiques. Elle crée une plus grande unité entre les chrétiens d’arrière-plans différents.

En même temps, il semble que Dieu soit en train d’agir à Berlin. « Dans l’ensemble, l’ouverture à l’évangile est plus grande » dit le Rev. Axel Hehlsen, un pasteur luthérien qui dirige Ensemble pour Berlin. Il fait remarquer qu’à Prenzlauerberg, le quartier de Berlin Est près de son bureau, les églises sont pleines. C’est un quartier très prisé par les jeunes familles qui cherchent des fondements spirituels pour leurs enfants. D’autres quartiers de Berlin ne sont pas si ouverts mais malgré tout, cela représente un changement par rapport à l’ancienne tendance en Allemagne de l’Est – loin de Dieu.

Axel Nehlsen

Axel Nehlsen

« On peut noter un autre changement dans le climat spirituel » dit le Pasteur Nehlsen : « dans le monde politique et dans le monde du travail, les gens sont prêts à parler de leur foi en public. C’est le président chrétien qui en a pris l’initiative en disant « Que Dieu bénisse l’Allemagne » après l’une de ses allocutions.

Les racines de Ensemble pour Berlin remontent aux années 90 lorsque Duane Conrad, qui était alors directeur de Campus pour Christ Allemagne, a fait le tour des pasteurs berlinois pour connaître les besoins de la ville. Et il leur a demandé : « Comment pouvons-nous vous aider ? Quels sont vos besoins ? » Les pasteurs ont répondu qu’ils se sentaient seuls, isolés et découragés par le manque d’intérêt de la ville pour les choses spirituelles.

Puis en mai 1998, Campus pour Christ a invité des leaders chrétiens de différentes villes européennes à se rencontrer à Londres et à partager leurs idées.  « Aucun de nous ne sait comment bien évangéliser une grande cité » dit Duane aux Berlinois. « Rassemblons-nous pour parler de ce que nous pouvons faire. »

Quatre hommes se sont joints à Duane à Londres, et ensemble, ils ont conclu que le plus grand besoin des pasteurs était de se rencontrer et de prendre conscience qu’ils n’étaient pas seuls. De retour à Berlin, ils ont invité des dizaines de pasteurs et leurs épouses à un petit déjeuner de prière.

Ce petit déjeuner a donné naissance à Ensemble pour Berlin, un réseau de pasteurs et de leaders chrétiens qui cherchent à influencer tous les secteurs de la cité par l’annonce de l’évangile. Les leaders chrétiens se rencontrent dans des petits déjeuners de prière et autres forums et ainsi, ils découvrent de nouveaux moyens d’améliorer leur partenariat. Ensemble pour Berlin a développé neuf branches différentes, chacune ayant pour cible un secteur différent de la cité.

« Campus pour Christ a servi de catalyseur pour nous mettre ensemble » dit Axel. « Et puisque ce mouvement n’est pas une dénomination, il ne constitue pas une menace. » Campus pour Christ jouit aussi d’une grande crédibilité due au succès rencontré dans le ministère parmi les 130 000 étudiants dans les années 70. Aujourd’hui, les différents ministères de Campus pour Christ à Berlin travaillent en étroite collaboration avec Ensemble pour Berlin lors des différentes actions d’évangélisation.

Les partenariats influencent le climat spirituel de bien des manières. Le 1er Mai, par exemple, les radicaux déclenchent souvent des actions violentes. Il y a plusieurs années, Ensemble pour Berlin a organisé des marches de prières avec des jeunes aux endroits où la violence s’était déchaînée et cette année-là, le 1er Mai fut l’un des plus paisibles depuis bien des années. L’année dernière, un groupe de louange interculturel s’est produit en plein air le 1er Mai. Puis Ensemble pour Berlin a lancé deux actions qui permettaient aux gens de s’investir au service de la communauté, l’une chrétienne et l’autre non.

« C’est un bon moyen de coopérer dans un monde post-moderne » dit Axel. « Les gens aiment les réseaux. Nous coopérons avec les autorités séculières mais nous apportons ce que nous pouvons – la prière, l’aide humanitaire, nous proclamons que Jésus est Seigneur. Et cela est accepté. »

« Nous avons besoin d’avoir un ministère direct » dit Duane, faisant référence aux efforts personnels d’évangélisation des équipiers. « mais si nous nous contentons de cela, nous n’atteindrons pas la cité. Elle est trop vaste. Nous avons aussi besoin de partenariats. »

Ministère Famille


Norman & Susan Patterson

Norman & Susan Patterson

Norm Patterson, chirurgien dentiste de profession, a pris sa retraite anticipée. Son épouse et lui ont déménagé à Berlin afin de faire de la formation de disciples parmi les leaders du monde des affaires. Au début de leur mariage, ils avaient travaillé avec Agapé en Afrique et avaient développé leurs compétences dans le ministère. En travaillant avec les hommes d’affaires à Berlin, ils se sont rendu compte du grand besoin de renforcer les mariages chrétiens. C’est ainsi qu’en 2002, ils ont organisé un week-end pour couples de façon à aider ceux avec lesquels ils travaillaient. Cette conférence a remporté un succès tel que les gens ont demandé à ce qu’ils en fassent d’autres, de façon à ce qu’ils puissent y inviter leurs amis.

C’est ainsi que s’est développé le ministère famille en Allemagne. Mais Norm et Sue ne parlaient pas suffisamment bien l’allemand pour donner un message, et ils avaient besoin d’un traducteur. Tout naturellement, ils ont prié que Dieu appelle un couple allemand pour diriger le ministère famille.

Helge et Birgit Sych furent l’un des premiers couples à participer au premier séminaire sur la famille. Tous les deux s’étaient impliqués dans les activités de Campus pour Christ bien des années auparavant, du temps où ils étaient étudiants à Berlin. Maintenant, Helge travaille chez IBM alors que Birgit est enseignante. Dieu leur a donné sept enfants.

Helge and Birgit Sych

Helge & Birgit Sych

« Pendant quatre ans » dit Helge, « nous avons eu ce que nous pourrions appeler un mariage de week-end. Je travaillais loin de la maison toute la semaine, souvent même à l’étranger, et je ne rentrais que le week-end. Mais malgré cela, nous avions une bonne vie de couple et de famille. » Puis Helge cessa de voyager autant et il commença à exercer le ministère d’ancien dans une église, tandis que Birgit s’investissait dans un ministère de petits déjeuners pour femmes. Bien que leur relation conjugale soit profonde, ils aspiraient à quelque chose de meilleur encore.

C’est ainsi qu’ils ont assisté au premier séminaire sur le mariage animé par Norm et Sue. Ils ont bien apprécié le matériel utilisé et l’ont trouvé très utile. Birgit a traduit le matériel en allemand et son mari et elle ont accepté d’être orateurs lors des futures conférences. L’an dernier, ils ont pris la direction du ministère famille en Allemagne et ils y consacrent 20 % de leur temps.

FamilyLife marriage weekends give couples a chance to talk deeply with each other about their marriage.

FamilyLife marriage weekends give couples a chance to talk deeply with each other about their marriage.

Helge et Birgit apprécient tout particulièrement la partie pratique des conférences du ministère famille. « Habituellement, les conjoints n’ont pas de profondes discussions entre eux » dit Helge. « Mais dans nos conférences, ils sont amenés à communiquer en profondeur sur des sujets importants. Les participants sont tellement enthousiastes qu’ils veulent que leurs amis et leurs collègues fassent aussi la même expérience. »

A chaque conférence, deux ou trois personnes invitent les Sych à venir faire une conférence semblable dans leur ville. Alors, ils demandent que dix couples au moins s’engagent pour qu’ils organisent un week-end dans leur ville. « Notre temps est limité » dit Helge en riant. « Nous avons convenu avec nos enfants que nous ferions seulement quatre conférences par an, mais maintenant, nous en programmons six à huit ! Nous cherchons encore d’autres orateurs. »

« Mon rêve est de lancer des mouvements à Berlin, » dit Joe Hartung, qui travaille avec de jeunes cadres, « et si ça marche, de les exporter vers d’autres villes ». Un tel ministère La journée du leadership prend de l’essor depuis trois ans. Cet événement qui se déroule sur toute une journée comprend des séminaires sur les affaires et le leadership avec un repas pris en commun. Toute sa trame est imprégnée d’un message d’évangélisation « light ». De plus en plus de chrétiens trouvent que c’est un événement important et se mettent à inviter des collègues non-croyants. Au mois de septembre denier, quelque 25% des participants étaient non-croyants.

L’idée de la Journée du leadership s’est répandue jusqu’à Leipzig qui était le plus grand centre de commerce à l’époque de la RDA. Joe a rencontré Daniel Sommerfeld de Leipzig à un rassemblement d’hommes d’affaires chrétiens et a découvert qu’il partageait cette vision d’atteindre les hommes d’affaires. Joe a aidé Daniel à lancer une version réduite de la Journée du leadership à Leipzig.

« La Journée du leadership à Leipzig aborde plus franchement la foi chrétienne que celle qui a lieu à Berlin. » dit Joe. « Les chrétiens ont besoin de voir que nous avons une contribution précieuse à apporter au monde du travail. »


Uli talks to a Berlin student.
Uli Taüber parle avec un étudiant«

Si nous voulons faire quelque chose à Berlin » dit Uli Taüber du ministère universitaire allemand, « cela doit être bien et nous devons le faire avec beaucoup de gens. » Il y a longtemps que Campus pour Christ Allemagne s’intéresse à la ville de Berlin à cause de son influence et de son statut de capitale. En fait, lorsque Campus pour Christ s’est implanté en Europe, Berlin fut l’une des premières villes où les équipiers prirent pied. Mais au cours des dernières années, les ressources n’ont pas été suffisantes pour faire plus qu’y maintenir un tout petit ministère.

Puis Dieu a commencé à rassembler des éléments pour permettre une action beaucoup plus large. Tout d’abord, les responsables d’Agapé Europe ont désigné Berlin comme l’une des « méga-cités » où le ministère allait s’exercer en priorité dans les années à venir. « Berlin a toujours été une ville d’influence » fait remarquer Clemens Schweiger, Directeur du ministère allemand, Depuis que le gouvernement de l’Allemagne réunifiée y est à nouveau basé, sa position stratégique n’a fait que se renforcer. Et à cause de son histoire, la ville est aussi un pont entre l’Europe de l’Est et l’Europe de l’Ouest.

Berlin, once again the capital of a united Germany, is a cosmopolitan, international city, with residents from nearly 200 countries. “If you influence Berlin,” says Clement Schweigers, director of Campus für Christus Germany, “you influence the world.

Berlin, une cité cosmopolite internationale, prend à nouveau sa place sur la scène mondiale et devient de plus en plus stratégique. « Si vous exercez une influence sur Berlin » dit Clement Schweigers, directeur de Campus pour Christ Allemagne, « vous influencez le monde entier ».

Ensuite, le programme américain STINT (stagiaires américains qui viennent en général pour une période d’un an) a commencé à chercher une nouvelle ville en Allemagne où démarrer un partenariat. « Nous avions fait une bonne expérience avec l’équipe stint à Fribourg » dit Uli. En sept ans, ils sont passés de 0 à 70 étudiants. » Maintenant que le travail à Fribourg est sur le point de se terminer, les Américains sont disponibles pour démarrer un partenariat avec Berlin.

Cette année, 13 « stinters » travaillent dans trois universités à Berlin. « Nous voulons développer un partenariat allemand / américain à Berlin » dit Uli. « Nous n’avons pas assez de ressources pour avoir une grande équipe, mais l’an dernier, nous y avons fait un projet missionnaire allemand au printemps, et cela a bien marché. Pour les étudiants allemands, c’est passionnant de faire de l’évangélisation à Berlin. Et l’an prochain, nous envisageons d’y envoyer un ou deux équipiers du ministère universitaire. »

Enfin, Dieu a commencé à amener d’autres équipiers dans la ville. Une organisation appelée « Ensemble pour Berlin » s’est levée pour construire l’unité entre les églises. Des gens qui s’étaient impliqués en tant qu’étudiants bien des années auparavant ont repris contact avec le ministère. « Le ministère à Berlin n’a jamais été très fructueux » dit Julie Erickson qui y a œuvré pendant 35 ans, « mais ceux qui sont devenus chrétiens étaient des leaders. Et beaucoup sont maintenant au gouvernement ou travaillent dans l’industrie. »

1.	The Berlin team enjoys spending time with each other. At their monthly meeting, they often talk about how they can support each other’s ministries. Here Joe Hartung talks about a recent event he held for people in the business world.

Les équipiers de Berlin aiment passer du temps les uns avec les autres. Lors de leur rencontre mensuelle, ils parlent souvent entre eux de la façon dont ils pourraient se soutenir mutuellement dans leurs ministères respectifs. Ici, Joe Hartung parle d’une réunion pour hommes d’affaires qu’il a tenue récemment.

Ce mois-ci, nous voulons donner de brefs aperçus sur certains de ceux que Dieu a appelés à travailler avec Campus pour Christ à Berlin et sur les actions d’évangélisation qu’ils développent. Ils forment une équipe sur la ville, travaillant en étroite collaboration pour se soutenir mutuellement dans le ministère et pour poser les bases solides nécessaires à un impact à long terme.

« C’est ma prière de voir un mouvement se développer à Berlin » dit Clemens. « Moi qui suis ingénieur en mécanique, je sais que ‘mouvement’ veut dire quelque chose qui avance et qui crée de l’énergie. L’équipe à Berlin commence à créer de l’énergie, même si c’est encore fragile. Et pour cela, je dis Alléluia ! »


Julie Errickson has reaches out to international students
Cela fait plus de trois décennies que Julie Erickson travaille parmi les étudiants à Berlin.

« Les troupes ont besoin de deux choses pour survivre » a dit l’assistant de Dr. Bill Bright à Julie Erickson il y a bien des années. « Elles ont besoin de soupe et de chaussettes chaudes. Et deuxièmement, il ne faut jamais abandonner une terre que l’on a conquise dans le sang, la sueur et les larmes. »

Julie n’a jamais oublié ces paroles. Cela fait 35 ans qu’elle est à Berlin où elle travaille  parmi les étudiants internationaux et tient une table de littérature chaque semaine à « l’Université Libre ». Le ministère à Berlin a été tantôt plus grand, tantôt plus petit, mais Julie en a toujours été un pilier. « Je peux demeurer ici et occuper le terrain jusqu’à ce que les troupes arrivent » dit-elle. « Je peux leur donner de la soupe et des chaussettes chaudes. »

Au fil des années, Julie s’est forgé des convictions sur la façon d’atteindre une « méga-cité ». Par exemple, elle croit que l’équipe a besoin d’être une petite communauté où l’on prend soin les uns des autres, où l’on s’encourage mutuellement et même où l’on habite à proximité les uns des autres lorsque cela est possible. Sinon, les membres de l’équipe sont « avalés » par la grande ville et ils se découragent peu à peu.

Monte et Anne Keltner ont ouvert leur foyer à l’équipe de Berlin qui s’est réunie dans leur salon pendant plusieurs mois.

Il y a un an, Dieu a amené dans l’équipe de Berlin un couple de retraités qui s’est joint à Julie pour « nourrir les troupes et leur fournir des chaussettes chaudes ». En fait, Monte et Anne Keltner ont servi de ciment pour souder l’équipe et aider à lui donner ce sens de communauté. Ils ont emménagé dans un appartement près de chez Julie où traditionnellement les équipiers de Campus pour Christ ont vécu, et ils ont commencé à servir l’équipe en faisant pour elle d’innombrables petites choses. « Les Keltner ont ouvert leur foyer » dit Julie, « que ce soit pour des réunions d’équipe, un repas d’évangélisation de « Thanksgiving », ou un petit déjeuner crêpes pour des étudiants internationaux. Ils offrent un cadre propice aux actions menées par l’équipe. »

« Je remercie Dieu pour les Keltner » dit Clemens Schweiger, Directeur de Campus pour Christ Allemagne. « Ils sont chaleureux et exercent l’hospitalité envers l’équipe, et ils font toute la différence. »

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